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A Mayotte, le bilan s’aggrave. Le cyclone Chido a soufflé des vents particulièrement violents sur l’archipel, allant jusqu’à 200 voire 230 km/h samedi, détruisant de nombreux habitats précaires et dévastant le port de Mamoudzou. Selon un bilan provisoire annoncé ce dimanche 15 décembre 2024 au matin, au moins 14 personnes sont décédées, et 250 ont été blessés, rapporte Ouest-France. « Beaucoup de Mahoraises et de Mahorais ont tout perdu », a constaté samedi soir le préfet de Mayotte, François-Xavier Bieuville.

« Des quartiers entiers sont détruits. »

Dès jeudi, les écoles ont été fermées sur l’archipel en raison de l’arrivée du cyclone. Les vents qui s’abattent sur Mayotte sont plus violents encore que ceux du cyclone Kamisy de 1984 qui avait fait des milliers de sans-abri et marqué la population du territoire, aujourd’hui le département le plus pauvre de France, note BFMTV. Dans la nuit de vendredi, le niveau d’alerte maximal avait été déclenché, soit l’alerte violette, qui appelait les habitants à un confinement strict, y compris des services de secours et de sécurité.

Bruno Retailleau sur place lundi

Et déjà, les dégâts se multiplient. Dans des vidéos partagés sur les réseaux sociaux, les habitants montrent des arbres déracinés par la violence des vents, des maisons se détruire ou se délabrer sous leurs yeux, avec des toits arrachés. « La situation est catastrophique », a déploré le président de l’association des maires de ce département français d’outre-mer, Madi Madi Souf. Selon la ministre de la Transition écologique démissionnaire Agnès Pannier-Runacher, « plus de 15 000 foyers sont coupés d’électricité », avait-elle indiqué dans un post sur X samedi. 

Une réunion interministérielle de crise a été organisée au ministère de l’Intérieur samedi soir, en présence du nouveau Premier ministre, François Bayrou. Le ministre démissionnaire de l’Intérieur, Bruno Retailleau, se rendra lundi 16 décembre sur l’archipel et dit craindre que le bilan humain ne « soit lourd ».

Stéphane Badobré

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