La France accusée d'ingérence en Tunisie
Au même moment que les funérailles de l'opposant Chokri Belaïd, l'ambassadeur de France à Tunis, François Gouyette, prenait discrètement, vendredi 8 février, le chemin du siège du gouvernement, convoqué par le premier ministre Hamadi Jebali. Déjà fragilisé par une grave crise politique, l'exécutif tunisien, dominé par le parti islamiste Ennahda, a peu apprécié les commentaires de Manuel Valls, le ministre de l'intérieur français, et l'a fait savoir. La veille, réagissant sur une radio française au meurtre de Chokri Belaïd, Manuel Valls avait dénoncé, en citant notamment la Tunisie et l'Egypte, "un fascisme islamique qui monte un peu partout", non sans affirmer "garder espoir dans le rendez-vous électoral pour que les forces démocrates et laïques, celles qui portent les valeurs de la révolution, demain, l'emportent". "C'est un enjeu considérable, avait-il ajouté, pas seulement pour la Tunisie, mais pour tout le bassin méditerranéen et donc aussi pour la France." Ces déclarations sont "inamicales et nuisent aux relations bilatérales entre les deux pays", a fustigé le ministre des affaires étrangères, Rafik Abdessalem, à la sortie de l'entretien. L'ambassade de France à Tunis, avenue Habib-Bourguiba. Pour Tunis, il s'agit d'un nouveau faux pas de la part d'un ministre français, après d'autres, notamment lors du soulèvement contre l'ancien régime lorsque Michèle Alliot-Marie, alors elle-même ministre de l'intérieur, avait proposé le "savoir-faire français" en matière de maintien de l'ordre... CONTEXTE DE MOINS EN MOINS FAVORABLE À LA FRANCE Cette nouvelle tension diplomatique intervient dans un contexte de moins en moins favorable à la France, souvent accusée de vouloir s'ingérer dans les débats de politique intérieure tunisiens et de prendre parti pour l'opposition progressiste. A Sousse, vendredi, lors de l'hommage national rendu à Chokri Belaïd, un manifestant brandissait un drapeau français sur lequel était écrit "Sale France, ne touche pas à la Tunisie". Et sur l'avenue Bourguiba, la principale artère de la capitale, une main anonyme avait récemment tracé en grandes lettres à même le sol, "France sioniste". Parmi les islamistes radicaux, l'intervention française au nord du Mali a été à l'origine de nouvelles diatribes très antifrançaises sur les réseaux sociaux. Un drapeau tricolore avait d'ailleurs été brûlé par quelques extrémistes, le 14 janvier, lors du deuxième anniversaire de la chute de l'ancien régime. Vendredi, l'ambassade de France était plus protégée que jamais, barricadée et entourée de militaires et de policiers.
Source : www.lemonde.fr

Dernières depêches

Trait d'esprit

KKB story !
Entre duplicité et hypocrisie.
Ça se joue bien.
Ping pong entre alliés.
Notre allié sexagénaire tangue.
Les acrobaties du petit KKB
sont tactiquement organisées.
Mais une mouche ne
peut pas devenir un lion.
Pitoyable !

COULIBALY B.

Evènement

Portrait deAmadé Ouérémi, le chef de milice qui occupait la forêt classée du mont Péko arrêté dans l'Ouest


Contribution

Le FPI a-t-il perdu la raison ?

«  Pour une psychothérapie collective du FPI »

Télécharger...

Edito venance Konan

D G

Il devint mon ami. En 2004, il fut sacré meilleur journaliste de Côte d’Ivoire. Après mon départ de Fraternité Matin, il eut des problèmes avec la direction du groupe et fut renvoyé.

Lire la suite ...

Albums Photo à la une

Activité du chef de l`Etat : Arrivée du président Alassane Ouattara,
après une visite officielle au Qatar et en Belgique

Voir les photos