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France: inauguration de nouvelles lignes TGV vers Bordeaux et Rennes

France: inauguration de nouvelles lignes TGV vers Bordeaux et Rennes

Source : http://www.rfi.fr/france/20170701-france-transports-tgv-paris-bordeaux-rennes-inauguration

En France, deux nouvelles lignes TGV, qui relient Paris à Bordeaux en près de deux heures et Rennes en quasiment une heure et demie, sont inaugurées ce samedi 1er juillet en présence notamment du président de la République. La mise en service commerciale est prévue à partir du dimanche 2 juillet. Certains aspects financiers de ces nouvelles dessertes font cependant grincer des dents. Les liaisons Paris-Bordeaux et Paris-Rennes inaugurées ce 1er juillet 2017 étaient très attendues par les capitales bretonne et girondine, qui espèrent ainsi accroître leur attractivité, et bénéficier des retombées économiques. Il y aura près de trente allers-retours quotidiens - dont moins de la moitié directs - entre l'Ile-de-France et Rennes. Vers Bordeaux, on comptera plus de trente allers-retours journaliers, dont plus de la moitié directs. Les gares se sont refait une beauté pour accueillir les 4 millions de voyageurs supplémentaires que la SNCF espère attirer sur ces lignes d'ici 2019. Les TGV vont en Bretagne et en Aquitaine depuis près de vingt ans, mais la ligne à grande vitesse (LGV) pour Rennes s'arrêtait un peu avant Le Mans (Sarthe), celle pour Bordeaux prenait fin à Tours-Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire), et les trains circulaient ensuite sur voie classique. Les prolongements permettront donc aux voyageurs de gagner 40 minutes vers Rennes et plus d'une heure vers Bordeaux. Trains inauguraux Le train inaugural pour Bordeaux a quitté la gare de Paris-Montparnasse en début de matinée, avec notamment à son bord le président de la SNCF, Guillaume Pepy, les ministres de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, et des Transports, Elisabeth Borne. Le président Emmanuel Macron emprunte quant à lui dans l'après-midi le TGV inaugural de la ligne Paris-Rennes, un voyage nécessitant une grosse organisation. Ainsi, selon la SNCF, ce n'est pas un mais trois TGV qui se suivront samedi après-midi sur la ligne LGV : un train ouvrira la voie pour déjouer d'éventuels obstacles, le second transportera le président et le dernier fermera la voie. En cas de panne, ils pourront se tracter l'un l'autre. Selon l'entreprise ferroviaire, tous les ponts et ouvrages d'art situés sur le trajet feront par ailleurs l'objet d'une surveillance par les forces de l'ordre. Entre Le Mans et Rennes, les 182 kilomètres de ligne, construits en partenariat avec Eiffage, ont coûté 2,8 milliards d'euros, auxquels s'ajoutent 600 millions pour les aménagements complémentaires (travaux en gare, signalisation, etc.). Et pour relier Tours à Bordeaux, la construction des 302 kilomètres a coûté 7,8 milliards d'euros, plus 1,2 milliard pour les aménagements. Mais pour cette ligne, le gestionnaire d'infrastructure SNCF Réseau court toujours après 350 millions d'euros. En effet, 33 collectivités locales - régions, départements, communautés d'agglomération - figurent dans le plan de financement, à hauteur de 1,3 milliard. Certaines d'entre elles ont suspendu leurs versements, pour protester contre un nombre de liaisons jugé insuffisant, ou demander le prolongement de la ligne vers le sud, qui mettrait Toulouse à trois heures de Paris, contre 4 h 20 à partir du 2 juillet. Partenariat public-privé inédit Par ailleurs, le montage adopté pour réaliser la ligne vers le Sud-Ouest est inédit : c'est un partenariat public-privé (PPP) avec une filiale du groupe Vinci, pour la construction mais aussi pendant 50 ans pour l'exploitation, une première. Concrètement, les opérateurs, pour y faire circuler leurs trains, paieront les péages non pas au gestionnaire d'infrastructure SNCF Réseau, mais à Lisea, consortium mené par Vinci (33,4%). Et la SNCF a d'ores et déjà annoncé qu'elle perdra de l'argent, 90 millions d'euros pour cette demi-année. Sur cet axe, les péages « vont doubler » et représenteront « 50% du prix du billet », contre 37% précédemment, a détaillé, ce samedi 1er juillet, sur France Inter, Gwendoline Cazenave, la directrice de l'Axe Atlantique SNCF. En mars 2017, la compagnie nationale avait annoncé une hausse moyenne des tarifs sur les deux nouvelles lignes mises en service le 2 juillet, de 6 euros en moyenne vers la Bretagne et 10 euros vers le sud-ouest.

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