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Syrie: Poutine et Erdogan favorables à des zones de «désescalade»

Syrie: Poutine et Erdogan favorables à des zones de «désescalade»

Source : www.ivoireactu.net

Lors d’une conférence de presse commune à Sotchi, en Russie, le président Vladimir Poutine et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan se sont déclarés favorables à la création de «zones de désescalade» destinées à «pacifier» la Syrie et renforcer le cessez-le-feu.
 
A mots couverts, Recep Tayyip Erdogan a accusé Damas de vouloir miner les efforts de paix en Syrie, en sabotant le processus par l'emploie des armes chimiques. Vladimir Poutine, lui, n'est pas revenu sur l'attaque du 4 avril. Il a préféré insister sur la necessité d'un règlement pas la voie diplomatique, avec notamment la création de « zone de sécurité ».
 
Un processus approuvé par le président turc, même s'il préfère le terme de « zone de désescalade », pointe notre correspondante à Moscou, Muriel Pomponne. Vladimir Poutine a souligné qu'il en avait parlé avec Donald Trump lorsque le président russe et le président américain se sont téléphonés mardi soir. « Si j'ai bien compris, l'administration américaine soutient cette idée », a-t-il déclaré.
 
Selon une version en arabe de ce projet, fournie à l'AFP par une source proche de l'opposition, ces zones seraient créées dans les territoires rebelles à Idleb (nord-ouest), dans la province centrale de Homs, dans l'enclave rebelle de la Ghouta (banlieue est de Damas) et dans la partie méridionale du pays. Elles auront pour objectif « de mettre immédiatement fin à la violence » et de « fournir les conditions pour un retour sécurisé et volontaire des réfugiés ».
 
Ces zones seraient constituées de postes de contrôle et de centres de surveillance tenus conjointement par l'armée syrienne et les rebelles. Pour Vladimir Poutine, ces zones doivent s'accompagner de zones d'exclusion aérienne, « à condition qu’il n’y ait aucune activité militaire ».
 
Selon le chef du Kremlin, ces zones doivent permettre la mise en place « d’un dialogue politique entre les belligérants. Ce processus politique doit amener en fin de compte à un rétablissement complet de l’intégrité territoriale du pays ». Mais il affirme que l’instauration de telles zones n’empêchera pas la poursuite de la lutte contre les « organisations terroristes » telles que le groupe Etat islamique ou le Front Fatah al-Cham, l’ancienne branche d’al-Qaïda en Syrie.
 
Cette déclaration intervient alors qu’un quatrième round de négociations intersyriennes s’est ouvert ce mercredi à Astana sous le parrainage de Moscou et Téhéran, alliés du régime de Bachar al-Assad, et d'Ankara, soutien des rebelles. Mais la réunion a vite tourné court. « La délégation rebelle suspend les rencontres à cause des violents bombardements aériens frappant les civils. La suspension durera jusqu'à la fin des frappes dans toute la Syrie », a annoncé à l'AFP une source au sein de la délégation rebelle.
 
Les rebelles syriens exigent le retrait « de toutes les zones conquises par le régime depuis le 30 décembre ». Ils reconnaissent cependant que le principe de « zones de désescalade serait une mesure temporaire pour améliorer la situation humanitaire difficile des civils ».

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