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Primaire de la gauche: un premier débat crucial pour les 7 candidats

Primaire de la gauche: un premier débat crucial pour les 7 candidats

Source : http://www.rfi.fr/france/20170111-presidentielle-primaire-citoyenne-gauche-premier-debat-crucial-7-c

 
 
Le premier des trois débats télévisés de la Primaire citoyenne a lieu ce jeudi 12 janvier. Les candidats - Montebourg, Hamon, Peillon, Valls, Bennahmias, Pinel, De Rugy -  évoqueront notamment les thématiques économiques et sociales. C'est un moment crucial dans une campagne éclair où les candidats n'ont pas le droit à l'erreur.
 
La campagne éclair de la primaire s’est surtout faite à l’aveugle. « On est dans le flou », « c’est le brouillard total », ne cesse-t-on d’entendre dans tous les états-majors. Quel sera le niveau de participation, 500 000 ou 2 millions ? Légitimiste ou contestataire, à quel candidat une participation large ou réduite peut profiter ? Sans réponse à ces questions, sans boussole, les candidats misent avant tout sur le débat de ce jeudi.
 
Chacun l’aborde avec sa propre stratégie. Une stratégie imposée en partie par le format de l’exercice. Les sept candidats devront répondre en une minute trente à chaque question. L’efficacité est donc de mise, estime Christian Paul, soutien d’Arnaud Montebourg. « Ils vont avoir 16 ou 17 minutes chacun pour convaincre. Tous ceux qui vont s’évader de leur couloir pour s’occuper du voisin perdront un temps précieux », analyse-t-il. « Nous, on ne cherchera des poux à personne. On sera là pour parler surtout aux Français qu’aux autres candidats », prévient d'ailleurs Mathieu Hanotin, l'un des lieutenants de Benoît Hamon.
 
Une « grosse baston » entre Montebourg et Hamon ?
 
Parler aux Français et mettre en avant le travail de fond qu'ils ont fait depuis des mois, c'est l'objectif de Benoît Hamon et Arnaud Montebourg. Deux candidats qui jouent gros, estime Malek Boutih, qui soutient Manuel Valls : « La grosse baston, elle est entre Hamon et Montebourg. C’est à celui qui sera numéro 2 ». Car dans le camp de l'ancien Premier ministre, on veut croire que Manuel Valls a l'avantage. Il est « le candidat qui est crédible pour être le futur président de la République », affirme Elisabeth Guigou.Vincent Peillon va jouer une autre carte, selon Sébastien Denaja : « Il n’est pas de ces candidats qui ont bâti un programme à la base de sondages qualitatifs ou d’éléments de communication. Il a une pensée profonde. »
 
Même s'ils affichent une volonté de se respecter les uns et les autres, les couteaux sont sortis. Car tous s’accordent à dire que l’enjeu essentiel sera de réussir la confrontation pour mobiliser les électeurs. Les socialistes craignent plus que tout une désignation étriquée. Et ils sont confrontés à une question lancinante qu’ils devront régler dès le lendemain du second tour : comment peser face à Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon, déjà très installés dans le paysage politico-médiatique ? Les audiences de ce premier débat devraient en tout cas apporter des premiers éléments de réponses.

 

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