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Bataille de Mossoul: tensions entre la Turquie et l’Irak

Bataille de Mossoul: tensions entre la Turquie et l’Irak

Source : http://www.rfi.fr/moyen-orient/20161019-irak-turquie-mossoul-bataille-aviation-ankara-etat-islamique

 

La Turquie a annoncé mardi 18 octobre soutenir les combattants irakiens qui tentent de reprendre Mossoul au groupe Etat islamique (EI) en vertu d'un accord conclu au sein de la coalition internationale. La position turque reste cependant complexe dans ce conflit.

Hier, les le président, le Premier ministre et le ministre turc de la Défense se sont successivement exprimés pour annoncer l'implication de l'aviation d'Ankara dans la bataille de Mossoul. Mais tous n'ont pourtant pas dit la même chose ; il est difficile de savoir si les avions turcs ont déjà bombardé ou non.

C'est que la Turquie occupe une position compliquée dans ce conflit notamment parce que le gouvernement irakien s’oppose à la participation militaire de la Turquie dans cette bataille, avec notre correspondant à Istanbul, Alexandre Billette.

Or plusieurs centaines de soldats turcs sont présents sur le sol irakien, des instructeurs en place sur une base à quelques kilomètres de Mossoul qui forment des volontaires essentiellement sunnites. Mais cette présence militaire n’est plus souhaitée par le pouvoir irakien, qui a même évoqué des « forces d’occupation », demandant leur départ.

Tensions interconfessionnelles

Ces relations tendues avec le pouvoir de Bagdad aussi en raison de tensions interconfessionnelles. La Turquie prépare surtout l’après-bataille de Mossoul. Elle veut ainsi s’assurer que les milices chiites tout comme les forces kurdes proches du PKK ne prennent pas le contrôle de Mossoul, une ville qui a une importance historique pour la Turquie. Aux yeux de certains nationalistes turcs, celle-ci a été arrachée à la Turquie au lendemain de la Première Guerre mondiale.

La Turquie se pose par ailleurs en défenseur de la population sunnite de cette région. Le pouvoir turc supporte très mal de ne pas être intégré à part entière dans la coalition pour la bataille de Mossoul. Le président Erdogan a reproché à Washington de ne pas écouter les demandes de son allié turc, membre de l’OTAN, en ce qui concerne la participation turque à Mossoul. Le chef d’Etat menace d’exécuter un plan B pour intervenir militairement en Irak, avec ou sans le feu vert de Bagdad et de ses alliés.

 

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